Renseignement : partie de ping-pong entre DGSE et DRM

Dans l’ombre, les deux services s’affrontent sur leur rôle respectif dans les opérations militaires

Les services de renseignement sont « une petite oasis d’abondance ». L’un de leurs principaux responsables se réjouit du traitement de faveur dont la « politique publique de renseignement » jouit au sein des activités de l’Etat. La tendance, soulignée depuis plusieurs années, a été nettement confirmée à la suite des attentats de janvier. Une loi, élargissant leurs capacités d’interception, a été votée en juin et leurs moyens financiers et humains sont renforcés, en particulier dans le cadre de l’actualisation à la hausse de la loi de programmation militaire.
Cette situation n’empêche pas les « services » de se quereller autour des opérations militaires en cours, que ce soit au Sahel ou au Levant (Irak et Syrie). Ce n’est pas la guerre ouverte, mais plutôt une « partie de ping-pong » pour savoir qui fait quoi, comme le note un acteur du dossier. En jeu : le rôle de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DRM (Direction du renseignement militaire) sur les théâtres d’opération. Une querelle de famille, car les deux services dépendent tous les deux du ministère de la Défense, même si la DGSE jouit d’un rôle spécifique au sein de l’Etat, avec notamment un accès direct au président de la République.
L’un le dit en anglais : « Find. Fix. Finish. » L’autre en français : « Trouver. Traquer. Terminer. » Ce sont deux hauts responsables des services qui évoquent leur rôle au Sahel dans la guerre contre les groupes terroristes. Ils parlent de l’élimination de leurs chefs, les High Value Target (HVT), les cibles de haute valeur, en anglais pour tout le monde. « Finish » ou « Terminer » veut dire tuer, et c’est le rôle des forces spéciales de l’opération Sabre. Là-dessus, tout le monde est à peu près d’accord.
En revanche, qui trouve et traque les HVT ? Les militaires de la DRM ou les agents de la DGSE ? Dans le meilleur des mondes, le mieux placé pour le faire et ce, en collaboration avec les autres. Sur le terrain, c’est globalement ce qui se passe et cela fonctionne : les groupes terroristes qui ont perdu plusieurs de leurs hauts responsables depuis janvier 2013 ne démentiront pas. Dans les bureaux parisiens, l’affaire est plus compliquée, car chaque service à bien compris que la guerre contre le terrorisme allait redessiner pour longtemps le paysage du renseignement français et qu’il faut, dans ce cadre, s’y garantir une bonne place. Dans l’attente d’arbitrages politiques, chacun tire la couverture à soi.
« Trouver » les chefs terroristes ? La DGSE explique jouer « un rôle tout à fait essentiel » en « fournissant l’essentiel du renseignement » sur les HVT. C’est, y dit-on, « son métier stratégique ». Mais, ensuite, le boulevard Mortier est prêt à « transférer la traque à la DRM », puisqu’il s’agit d’une « mission tactique » que l’on peut confier aux militaires. Évidemment, ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille et mettent en avant leurs propres moyens de renseignement leur permettant de « trouver » les chefs terroristes.

Lors d’un récent colloque à la Société de Géographie, la DRM présentait ainsi ses moyens techniques d’analyse spatiale permettant de localiser un centre de commandement de Daech à Mossoul (Irak). L’exemple, assurait la DRM, était purement fictif. Par rapport aux militaires, la DGSE dispose d’un atout majeur : elle est le seul service autorisé à conduire des actions clandestines à l’étranger, qu’il s’agisse de renseignement ou d’action. « Nous seuls pouvons mener des actions de l’Etat non revendicables par l’Etat », indique un acteur de ce dossier. Sur ce plan, la DGSE a d’ailleurs décidé récemment de « relancer la recherche humaine » en son sein, avec une nouvelle organisation qui redonne du poids à l’espionnage traditionnel par rapport au renseignement technique (les écoutes).
L’un des autres points de crispation entre les services est la notion de « théâtres ouverts » et de « théâtres fermés ». Les premiers sont les pays où la France mène des opérations militaires comme le Mali, le Niger ou l’Irak. Là, la DRM peut être « leader », assure une source proche du dossier, « mais tous les autres services sont mobilisés ». Ainsi, l’ensemble des services de renseignement, y compris ceux relevant des ministères de l’Intérieur et des Finances, sont désormais représentés au sein du Centre de préparation et de conduite des opérations (CPCO), à l’état-major des armées.
Les « théâtres fermés » posent un problème plus aigu : officiellement, la France n’y mène pas d’actions… si ce n’est clandestines. Elles relèvent dans ce cas uniquement de la DGSE. Mais, explique un acteur, « les forces armées peuvent anticiper l’ouverture d’un théâtre », comme ce fut le cas au Sahel, en Centrafrique ou en Libye. Aujourd’hui, les regards de la communauté du renseignement se tournent vers la Syrie, un « théâtre » en cours d’ouverture depuis la décision du président de la République d’y effectuer des « vols de reconnaissance » ouvrant la voie à des frappes que François Hollande a jugées lundi « nécessaires ». « On ne peut pas désactiver des cellules terroristes en France si on ne va pas un peu plus en profondeur », c’est-à-dire en Syrie, explique un spécialiste de l’antiterrorisme.
La Syrie le montre : les militaires peuvent recueillir du renseignement grâce aux vols de reconnaissance mais pas sur le terrain où les opérations sont nécessairement clandestines. Qui, au final, réalise la synthèse – la « fusion » disent les hommes du métier ? Qui, par conséquent, informe et conseille les responsables politiques ? Il existe depuis 2008 un coordonnateur national du renseignement (CNR) à l’Elysée – l’actuel est l’ambassadeur Didier Le Bret – mais son rôle n’est pas directement opérationnel. La fusion exige en effet des moyens sophistiqués comme les systèmes de Geoint (geospatial intelligence) de la DRM.
La DGSE, service « intégré », est organisée en son sein même pour produire des synthèses à partir du renseignement qu’elle recueille par les écoutes (Direction technique) ou l’espionnage traditionnel, ainsi que les capteurs mis en œuvre par les armées (satellites ou avions). En cela, la DGSE se distingue de ses homologues étrangères, comme la CIA qui doit cohabiter avec la NSA, l’agence spécialisée dans les interceptions électroniques. Pour les responsables de la DGSE, cette particularité française est un atout considérable auquel ils sont très attachés.
Dans les milieux parlementaires, certains imaginent de créer une agence, comme la NSA ou la GCHQ britannique, qui fournirait du renseignement électronique à toute la communauté du renseignement. Pour la DGSE, c’est un chiffon rouge. Comme le maintien en son sein d’une composante purement militaire – le Service Action –, certains considérant à tort qu’il ferait double emploi avec les forces spéciales.

20 septembre 2015 à 15h03
Par Jean-Dominique Merchet

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© l’Opinion 2015

Que dit le document sur la surveillance téléphonique de la NSA en France ?

Le général Keith Alexander, le chef de la NSA, a mis en cause, mardi 29 octobre lors d’une audition devant la Chambre des représentants, les informations publiées par plusieurs journaux européens, dont Le Monde, sur la surveillance exercée par l’agence de renseignement dans leurs pays respectifs.

Que disent les autorités américaines ?

Selon Keith Alexander, les informations publiées par plusieurs journaux européens sont fondées sur des documents qui n’ont pas été “compris”.

A l’instar du général américain, des sources anonymes ont affirmé au Wall Street Journal que ces documents, sur lesquels se sont appuyés les journaux européens, ne montrent pas des données interceptées par la NSA au sein de ces pays, mais des informations captées par les services de renseignement européens eux-mêmes, à l’extérieur de leurs frontières.

D’où vient ce document ?

DOCUMENT

Le document sur lequel Le Monde s’est appuyé pour ses révélations fait partie des documents exfiltrés de la NSA par l’ancien sous-traitant de l’agence Edward Snowden, auxquels nous a donné accès notre collaboration avec Glenn Greenwald.

Il est issu d’un logiciel, Boundless Informant, qui agrège et organise les données contenues dans les innombrables bases de données de la NSA et permet aux analystes de l’agence d’en avoir un aperçu en quelques clics. Son existence, ainsi que la carte du monde qui en est tirée et montre l’ampleur des données collectées pour chaque pays, a été révélée par le Guardian en juin.

Ce logiciel permet aussi d’afficher un récapitulatif par pays des données le concernant. C’est le cas du document reproduit par Le Monde, sur lequel nous nous sommes fondés pour évoquer le chiffre de près de 70,3 millions de données téléphoniques interceptées.

C’est également ce type de document que El Mundo en Espagne, L’Espresso en Italie et, avant eux, Der Spiegel en Allemagne ont utilisé pour étayer leurs révélations sur la surveillance.

Que montre-t-il ?

Le document montre clairement que 70 271 990 données téléphoniques concernant la France ont été incorporées dans les bases de données de l’agence entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.

Pour s’y retrouver dans les nombreux “tuyaux” qui lui fournissent les données, la NSA utilise une nomenclature spécifique. Ainsi, au bas du document que nous reproduisons, on apprend que le “canal” “US-985D” – celui qui fournit l’ensemble des 70 millions de données françaises – est alimenté via deux outils techniques : “DRTBOX” et “WHITEBOX”. Le premier se taille la part du lion en récoltant près de 89 % des données affichées sur le document.

Extratit du document obtenu par “Le Monde”

Qu’est-ce qui reste flou ?

Selon la version défendue par les sources anonymes du Wall Street Journal et par Keith Alexander, ce document ne montre pas des données de Français interceptées par la NSA, mais des informations collectées par la France et ses services, en dehors du territoire hexagonal et visant avant tout des cibles non françaises. Autrement dit, les données sont-elles fournies par la France, ou sont-elles issues d’une surveillance de la France ? L’intitulé du document – “France, 30 derniers jours” – ne permet pas de trancher.

Extrait d’un document obtenu par “Le Monde”

L’existence des deux techniques d’interception “DRTBOX” et “WHITEBOX” pourrait accréditer l’existence d’un partenariat avec les services français, dont les informations du Monde fournissent la preuve.

Mais un document d’aide destiné aux analystes de la NSA répondant à leurs questions sur Boundless Informant permet, sinon de contredire, au moins de fortement nuancer l’hypothèse de la NSA, accréditant les informations du Monde. Publié par le site du Guardian en juin, il précise à plusieurs reprises que les informations qui y sont affichées sont issues de collecte “contre” les pays spécifiés.

Le document explique par exemple qu'”un clic sur un pays [depuis la carte] montre la posture de collecte (…) contre ce pays en particulier”.

Extrait d’un document publié par le “Guardian”. Le surlignage a été effectué par le “Monde”.

Ailleurs, le document précise que “l’outil [Boundless Informant] permet à ses utilisateurs de selectionner un pays [ainsi que] les détails de la collecte contre ce pays”, est-il ainsi écrit. La question “combien de données sont collectées contre un pays en particulier ?” figure, elle, dans les exemples de requêtes que peuvent formuler les analystes dans le logiciel. Enfin, il est fait mention des “capacités de collecte de la NSA” que les analystes peuvent évaluer grâce à Boundless Informant.

Extrait d’un document publié par le “Guardian”. Le surlignage a été effectué par le “Monde”.

Comme Le Monde l’a écrit lors de ses révélations, les modalités techniques précises et le périmètre de cette surveillance sont inconnus.

Pourquoi les autorités américaines démentent-elles aujourd’hui ?
Il y a plusieurs semaines déjà, des médias partenaires de M. Greenwald ont utilisé des documents similaires à celui reproduit par Le Monde. Lorsque le Spiegel annonce que 500 millions de communications de citoyens allemands sont surveillées, il le fait en se fondant notamment sur un document issu de Boundless Informant. A l’époque, la NSA n’a ni commenté ni démenti ces informations.

De fait, ce démenti public formulé par Keith Alexander intervient alors que la pression politique, domestique et internationale, s’est considérablement accrue sur son agence.

Notons enfin que les informations concernant la surveillance d’intérêts économiques hexagonaux, tout comme celle d’importants diplomates, n’a pas été démentie par le chef de l’agence de renseignement américaine.

Le Monde.fr | 30.10.2013 à 18h39
Par Martin Untersinger

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© Le Monde.fr

Germany fears NSA stole industrial secrets

The NSA espionage scandal has unsettled German companies. They are concerned that industrial secrets may have been stolen by US intelligence agencies.

Trust between Washington and Berlin has been shaken by the scandal over the alleged bugging of German government and EU buildings by US intelligence agencies. Reacting angrily to the apparent widespread surveillance of telephone and email communications, German politicians have demanded a speedy explanation from Washington. The EU and Germany do, after all, see themselves as partners of the US.

While the outrage may be exaggerated, there are legitimate, unanswered questions. For example: Why is the National Security Agency (NSA) collecting such large amounts of data, and for what end is that data being used?

The Trojan horse

The chairman of the conservative Christian Social Union’s small business group, Hans Michelbach, sees the surveillance of EU institutions by US intelligence agencies as a cause for alarm.

“The EU is not a supporter of terrorism, but is indeed a strong competitor in the global economy,” Michelbach said. He fears that not only European institutions, but also European and German firms may have been spied on, giving the US “dishonest advantages.”

Germany’s consumer protection minister, Ilse Aigner, warns that the joint fight against terrorism could be turned into a “Trojan horse” that “covers up espionage against governments and companies.”

Meanwhile, German companies have expressed both concern and astonishment at the extent of the spying.

“There was speculation in the past that conversations and Internet activity were being recorded by foreign intelligence agencies,” Volker Wagner, chairman of the Working Group for Economic Security, told DW. “But if the media reports are true, then the dimensions are alarming.”

Opportunity makes a thief

Other economic and industrial groups have reacted in a similar fashion. They want to know what kind of data was recorded and how it was used. At the moment, the European business community only has suspicions that industrial secrets were stolen by US intelligence agencies. Typically, stolen technologies and products show up in the hands of competitors or foreign countries years after they were originally taken.

But according to Wagner, the amount of data collected creates an incentive for abuse.

“One has to consider that American security services employ many freelancers, contractors and consultants,” Wagner said. “It’s estimated that in Washington alone, up to 1.5 million contractors work for the security services.”
Rösler said US espionage hurts prospects for a trade agreement

It’s uncertain whether all of these contractors respect the law. Rainer Glatz of the German Engineering Federation calls for the creation of an international treaty that clearly regulates data protection and intellectual property. Glatz believes that the private sector has to become more proactive and avoid relying on the state to protect corporate secrets. Countermeasures, such as firewalls, are being implemented by the companies the federation represents.

“In addition, we have to school the employees in the sales department and the service technicians on how to protect corporate information,” Glatz told DW.

EU-US trade agreement jeopardized

Germany’s IT small business association is pursuing a different approach. The group has suggested the creation of Europe-wide corporate consortiums as a counterbalance to the economic power of the US.

But the American and European economies are supposed to become even more integrated in the future. The EU and US hope to implement a free trade agreement. German Economy Minister Philipp Rösler has said that while Berlin still has an interest in such a partnership with the US, the espionage scandal has negatively impacted the project.

“The US now has to quickly clarify the allegations and provide transparency,” Rösler said.

Industrial espionage causes billions of euros in economic damage in Germany. The security consultancy Corporate Trust estimates that it cost 4.2 billion euros ($5.4 billion) in 2012.

Date 03.07.2013
Author Jennifer Fraczek / slk
Editor Andreas Illmer

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© 2013 Deutsche Welle

Politie ronselde opnieuw journalist

AMSTERDAM – Eind juli is een journaliste benaderd door ‘twee personen die zich bekendmaakten als agenten’, die haar vroegen om tegen betaling foto’s te maken voor de politie.

Daarvan heeft de Nederlandse Vereniging van Fotojournalisten (NVF) dinsdagavond melding gemaakt.

De 26-jarige studente/fotojournaliste werd op haar privéadres benaderd door twee agenten die zich bekendmaakten als politie. Ze zeiden haar foto’s op Facebook te hebben gezien.

De journaliste gaf ondanks herhaaldelijk verzoek te kennen niet te willen meewerken. Ze voelde zich geïntimideerd, toen de agenten maar bleven aandringen.

 

AIVD

Ze maakt regelmatig foto’s in de kraakscéne. Enkele weken eerder was haar camera gestolen. In het onderzoek daarnaar had de politie Amsterdam de geheugenkaart bekeken om strafrechtelijk materiaal te verzamelen, bevestigt een woordvoerder van de politie aan de NVF.

Maar de politie Amsterdam weet niets van het voorval, het bezoek staat daar niet geregistreerd. De woordvoerder denkt dat het ‘andere mensen’ zijn geweest.

De NVF heeft de AIVD benaderd, maar die kunnen niks over dit specifieke voorval zeggen. Wel laat een woordvoerster aan de NVF weten dat de AIVD ‘geen politie’ is.

 

Geen verlengstuk

De NVF is onderdeel van de Nederlandse Vereniging van Journalisten (NVJ), die eerder al te kennen gaf het ronselen van journalisten sterk te veroordelen. “Journalisten zijn geen verlengstuk van justitie.”

NVJ-secretaris Rosa García López van de sectie NVF geeft toe dat de agenten strikt juridisch ‘niets illegaals’ hebben gedaan. “Het enige dat we nu kunnen doen is het signaleren en hopen dat er een waarschuwing van de NVJ vanuit gaat”, zegt ze tegen NU.nl. “Daarom hopen we dat meer journalisten bij wie dit gebeurd is zich melden.”

 

Peking

In juni werd bekend dat de AIVD tijdens de Olympische Spelen in Peking in 2008 sportjournalisten zou hebben benaderd tegen betaling foto’s te maken van Chinese officials.

 

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Random afluisteren in India

In het voorjaar van 2010 was India een paar weken in de ban van een afluisterschandaal, maar vervolgens verdween dat in de vergetelheid. Dit is opmerkelijk gezien de staat van dienst van de inlichtingenwereld in India. Schandalen die gewone Indiërs raken, maar ook corruptie, slecht management, verkeerde technologie en apparatuur en bovenal incompetentie lijken de boventoon te voeren bij de NTRO, die verantwoordelijk wordt gehouden voor het schandaal. NTRO, National Technical Research Organisation, gebruikt IMSI Catchers om voor lange tijd en op grote schaal politici, ambtenaren, zakenmensen, beroemdheden en gewone Indiërs af te luisteren.

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Roel van Duijn eist bij AIVD films en geluidsopnames op van “journalist” Wieting

Ik heb van de AIVD nu ook  foto’s, film- en geluidsopnamen opgeëist. Die zijn omstreeks 1970 gemaakt door een geheim agent van de Groep IJzerman. En aan de BVD overgedragen.

Ik vraag het onder het voorwendsel van journalistiek  gemaakte materiaal met het oog op een verfilming van mijn boek “Diepvriesfiguur”. Dit is  onlangs bij uitgeverij van Praag verschenen. Het nu door mij gevraagde  materfoto- , film- en geluidsmateriaal is van historisch belang.

   De Groep IJzerman is een groep van de Amsterdamse politie  geweest, die zich in de periode 1967-1972 heeft bezig gehouden met het inwinnen van inlichtingen omtrent opstandige groeperingen, waartoe Provo en de Kabouterbeweging behoorden. 

De bronnen

De naam van deze geheim agent was Dolf Wieting. Dit is uit verschillende openbare bronnen bekend. Zijn spionage-activiteiten zijn niet alleen uitgebreid beschreven  in mijn bovengenoemde boek, maar ook in  “De Groep IJzerman” van de politiehistoricus dr. G.Meershoek (uitgeverij Boom, 2011). In deze studie wordt hij als “Agent Zomer” aangeduid. In het tijdschrift “Ons Amsterdam”, van maart 2011, wordt duidelijk wie er achter dit pseudoniem schuil gaat. Eerder, in 1996, waren enkele van zijn activiteiten al beschreven in het boek “Louter Kabouter” van Coen Tasman (uitgeverij Babylon/De Geus).

Wieting gaf zich bij zijn activiteiten uit als journalist. Enkele malen heeft hij tegenover ons  voorgegeven medewerker van de VPRO te zijn.

Dolf Wieting heeft ongeveer 4 jaar voor de Groep IJzerman gewerkt. Vanaf begin 1968 tot en met zomer 1971. De Groep IJzerman bespioneerde t.b.v. de Amsterdamse politie en de BVD verschillende linkse jongerengroepen, waaronder de Kabouterbeweging.

Foto’s, films en geluidsbanden

Concreet eis ik u tenminste het materiaal dat Wieting geproduceerd heeft bij de volgende gelegenheden:

1. Opnames in de periode  eind 1969 t/m maart 1970 gemaakt in de studentensociëteit Akhnaton bij vergaderingen van de door mij opgerichte “Volksuniversiteit voor Sabotoga en Pseudo-erotiek”, een voorloper van de Kabouterbeweging.

2. Film -, foto- en geluidsmateriaal door hem gemaakt op 11 maart 1970 tijdens een kabouteractie bij de Juliana van Stolbergkazerne in Amersfoort, waar Kabouters naartoe getrokken waren om pamfletten te verspreiden over geweldloze defensietechnieken. Volgens de bovenbeschreven bronnen is Wieting daar aanvakelijk gearresteerd, maar onmiddellijk vrijgelaten met teruggave van zijn camera en andere apparatuur.

3. Volgens een rapport van de BVD, afgedrukt in “Diepvriesfiguur” als

    Document 7-1 heeft Wieting in mei 1970 filmopnames gemaakt van acties

    van de Kabouterbeweging in het kader van de gemeenteraadsverkiezingen.

     Citaat uit dit rapport: “Zowel het filmapparaat als de geluidsopname-

      apparatuur waren van professionele kwaliteit. Opmerkelijk was, dat

       richtlijnen van deze filmer voetstoots- en zonder enig ommentaar

       uitgevoerd.” Grappig genoeg wist de BVD-er die dit rapport gemaakt heeft

       dat Wieting ook een geheim agent was.

   Het rapport is in kopie bijgevoegd (eerste attachment).

   Ik herinner mij dat Wieting bij deze campagne mij, als lijsttrekker, niet 

    alleen op straat, maar ook bij mij thuis. herhaaldelijk heeft geïnterviewd

    met zijn filmcamera en bandrecorder.

4.Op de achttiende foto in “Diepvriesfiguur” is te zien hoe Wieting bij het kraken van een langdurig leegstaand pand in de Damstraat door de Kabouterbeweging, op 28 mei 1970, opnamen maakt van een vergadering. Wat is het resultaat daarvan geweest?

De foto is bijgevoegd (tweede attachment, in zwart jasje + microfoon aan onderkant foto).

5. Op pg. 86 van “De Groep IJzerman” wordt beschreven dat Wieting veel

     foto’s gemaakt heeft in het politiek café “De Pieter” in de

     Pieterspoortsteeg,in Amsterdam, dat vanaf 1968 gediend heeft als een

     onderkomen voor linkse jongerenbewegingen zoals de Kabouters.

 6. Op pagina 94 van dit laatste boek beschrijft de auteur hoe deze geheim agent ontmaskerd werd door een van onze medestanders, Hans Hofman,  In 1969. op het moment dat deze met een pistool zwaaide in een café in de Peperstraat. Het was zijn dienstpistool. Wieting ontkende krachtig dat hij een geheim agent was en om Hofman te intimideren schoot hij met een kogel een urinoir van het café kapot. Aangezien Wieting steeds met zijn apparatuur gezien werd, heeft hij waarschijnlijk ook rond deze gebeurtenis opnames gemaakt.

Een verzoek met gelijke strekking is verzonden aan de politie Amsterdam-Amstelland en aan de MIVD.

roelvduijn@planet.nl

1 June 2012